Vitraux Raymond Mirande Eglise Saint-Pierre Bassens Gironde. par Pierre Bréchon

Les grands courants de la sociologie
par Pierre Bréchon

Discipline encore jeune, la sociologie est souvent divisée entre différentes écoles. Cet ouvrage expose avec clarté et sans jargon inutile les débats qui les opposent, mais aussi les points communs qui les réunissent. Après avoir situé la sociologie dans le concert des sciences sociales, ce manuel présente, dans une première partie, les pères fondateurs de la discipline, du moins ceux que l’on ” étiquette ” le plus souvent comme tels : Marx, Durkheim et Weber. La seconde partie est centrée sur quatre auteurs qui ont souvent été considérés comme des maîtres à penser : Pierre Bourdieu, Alain Touraine, Michel Crozier, Raymond Boudon. Ces chefs d’école ont tous construit une théorie globale sur le social. C’est autour de leurs écrits que les débats sociologiques se sont noués depuis les années soixante. Expliciter ces débats et leurs enjeux permet de mieux comprendre l’évolution des sociétés contemporaines.

Raymond Mirande, les émaux
par Véronique Menault-Mirande, Raymond Mirande

Aboutissement de huit années de recherches, cet ouvrage écrit par la fille de l’artiste, Véronique Menault-Mirande, historienne d’art, réunit à la fois un catalogue raisonné et une étude sur la vie et le travail de l’émailleur bordelais Raymond Mirande (1932-1997). Emailleur, mais aussi poète et critique d’art, concepteur de vitraux, Raymond Mirande nous laisse une œuvre précieuse. S’appuyant avant tout sur les écrits de l’artiste (pensées, réflexions et commentaires rédigés au fil des années et extraits des carnets personnels), l’auteur instruit le lecteur, au-delà de la seule thématique, sur le sens même de cette transfiguration poétique de l’émail qui pourrait définir à elle seule l’art de Raymond Mirande.

L’instant d’un soupir
par Emongo Lomomba

EMONGo Lomomba est assurément le premier d’une nouvelle génération d’auteurs zaïrois qui succède à la génération des pionniers (Lomami Tchibamba, Bolamba…) et à la première vague post-indépendance (Mukala Kadima Nzuii, Mudimbe, Ngal, Ngandu Kashama, Matala Mukadi…). Il est sans doute moins inspiré par le souffle profond des traditions de la terre que ne l’étaient les pionniers, il n’a pas hérité non plus des exigences et des intransigeances de ses aînés; il est sans doute le produit d’une synthèse de ces deux époques: cet avant et cet après générateurs d’un présent difficile à l’image de cette ville qu’il raconte, colorée, tumultueuse, fascinante et dévorante où le comique et le tragique se côtoient au gré de mouvances et de règles mystérieuses. L’instant d’un soupir, c’est le cheminement d’un espoir au milieu des pièges d’une capitale qui a grossi trop vite, où se perd la mémoire de l’Afrique sans toutefois que n’y émergent avec assurance les nouvelles lois du modernisme. De ce décor est né un roman de veine populaire, sentimental, dont la dose d’émotion, l’énergie de la narration font rapidement oublier certaines imperfections propres à une première oeuvre. En 1984, L’instant d’un soupir a obtenu le Prix Inter-Alliance Franco-Zaïroise.

Louis XIV et Vauban
par Michèle VIROL

A la mort de Louvois, Louis XIV décide d’entretenir une relation directe avec ceux qui, n’étant pas ministres, devaient jusque-là s’adresser uniquement aux médiateurs que furent Colbert et Louvois. Vauban, commissaire général des fortifications depuis 1678, fait partie de ces privilégiés. En juillet 1691 débute donc l’étonnante correspondance ici publiée, soit 144 lettres retrouvées dont beaucoup étaient inédites. Elle témoigne entre autre de l’importance de la fortification et de la mise en défense du pays dans ces années de guerre. Franchise de Vauban et confiance du roi autorisent même des débats sur des sujets assez éloignés de la fortification. Les agendas de Vauban rédigés pour des audiences royales apportent de surcroît un éclairage neuf sur le processus de prise de décision du roi. Spécialiste de Vauban, Michèle Virol professeur d’histoire moderne à l’université de Rouen-Normandie, a publié plusieurs livres sur l’ingénieur de Louis XIV dont une biographie intellectuelle (Vauban, Champ Vallon, 2003, rééd 2007) ainsi que l’édition intégrale et commentée des Oisivetés de M. de Vauban (Champ Vallon, 2007). Elle a aussi publié un livre sur Ragot de Beaumont, ecclésiastique du XVIIe siècle (2011) et des études sur les ingénieurs européens et la guerre de siège au XVIIe siècle.

Du contentement intérieur
par Épictète

“Mais toi, tu manques de ressort, tu es difficile à contenter, et si tu es isolé, tu appelles ton isolement un désert, et si tu te trouves avec les hommes, tu les traites d’intrigants et de bandits. Tu devrais plutôt, si tu es seul, appeler ton isolement repos et liberté et te comparer aux dieux, et si tu es en compagnie nombreuse, ne pas nommer cela cohue, vacarme, spectacle odieux, mais bien fête, réjouissance populaire, et ainsi tout accepter avec contentement.” La philosophie comme art de vivre, pour mener une existence sereine et exempte de troubles, par l’un des grands sages stoïciens antiques.

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