Sidi Et Rama Lecture Cm2 par Rama Yade-Zimet

Noirs de France
par Rama Yade-Zimet

” On a quelquefois l’étrange impression de déranger quand on est noir dans un pays qui se croit tout blanc.Manifestement, le Français de souche n’a pas encore compris que français ne veut pas forcément dire blanc… “. La France a-t-elle réalisé que ses citoyens noirs, encore considérés comme des migrants, ne repartiront pas ? Dans une république universelle qui récuse la notion de race, pourquoi les Noirs ne peuvent-ils pas se dire français sans provoquer un certain scepticisme ? Y a-t-il une communauté noire en France ? Quelle place pour la mémoire de l’esclavage ? Quel crédit apporter à l’opposition que certains tentent de créer entre Noirs et Juifs ? Peut-on croire à l’égalité quand des millions de Français noirs, dont les parents et les grands-parents ont tant donné à la République, sont si peu représentés dans l’espace public et que les discriminations minent toute perspective d'” intégration ” ? Des squats qui brûlent aux banlieues qui flambent, en passant par la naissance d’un communautarisme noir, la France peut-elle réussir là où les États-Unis ont échoué, à savoir échapper à la question noire ?

Les manuels scolaires, miroirs de la nation?
par Michèle Verdelhan-Bourgade, Béatrice Bakhouche, Richard Etienne, Pierre Boutan

Les livres d’école ne sont pas ces objets banals et approximatifs qui s’effacent sans lendemain des mémoires adultes. Jouant un rôle qui dépasse la simple transmission de connaissances scolaires, ils sont des acteurs importants de la culture, et des témoins exceptionnels des valeurs, des pratiques sociales, dans leurs variations et leurs continuités historiques et géographiques. Leur étude donne des aperçus pertinents sur les idées, mais aussi les préjugés qu’une société véhicule. Le thème de la nation a été choisi ici comme principal fil conducteur et révélateur, en raison de ses implications d’ordre historique, géographique, linguistique, culturel, et aussi moral et politique, dans les manuels depuis plus d’un siècle. Comment les manuels de France et d’ailleurs se sont-ils emparé de ce thème, dans les textes et dans les images ? Un manuel peut-il dépasser des affrontements nationaux parfois violents ? Comment se construit l’éducation du citoyen, que ce soit dans les manuels d’histoire ou de langue ?

Ecole, langage et citoyenneté
par

Face à la prolifération ces références à la citoyenneté, dans l’enseignement comme dans la société française actuelle, il est temps de procéder à un examen sérieux de cette notion, en dehors de tout esprit de chapelle. Fruit d’un travail pluridisciplinaire rassemblant notamment linguistes, juristes, économistes, philosophes, l’ouvrage propose d’abord une analyse approfondie de la notion de citoyenneté dans ses rapports, difficiles, parfois ambigus, avec l’école. De ces différentes approches se dégage un constat : l’éducation citoyenne scolaire passe d’abord par le langage. Pour quelles raisons, sous quelles formes, avec quelles précautions : voilà quelques pistes qu’explorent les auteurs de l’ouvrage, soucieux de faire avancer la formation citoyenne des enfants et des adolescents, et conscients de son urgence.

Le pouvoir de l’illusion
par Jacques Henri Paget

Pourtant les grands illusionnistes parviennent à nous le faire croire. Ce sont des maîtres dans l’art majeur de la persuasion. Mais ce n’est pas un don. L’art de persuader repose aussi sur des techniques particulières. Jacques H Paget, illusionniste expert, ouvre le débat : pourquoi réserver ce savoir à l’illusion ? Pourquoi ne pas apprendre et appliquer ces méthodes dans la vie quotidienne, et permettre à tous de convaincre et de réussir ? Pour la première fois, un professionnel révèle les méthodes secrètes de la persuasion spécifique à l’illusionnisme, et nous explique comment les appliquer dans nos activités professionnelles et notre vie personnelle. Ce sont sans doute les clés de la réussite.

Un béret rouge, en képi bleu
par Georges Oudinot

Septembre 1955. Le capitaine Oudinot revient d’Indochine, amer d’avoir dû quitter ses compagnons d’arme, les ” paras vietnamiens “. II a beaucoup réfléchi à cette guerre subversive perdue et comme la plupart des officiers d’Indochine, il est convaincu que lors des conflits latents, l’objectif de l’agresseur sera désormais la prise en main des populations pour les soumettre à une idéologie révolutionnaire. Homme de guerre, il se sent concerné par la situation alarmante de l’Algérie où une mouvance subversive indépendantiste minoritaire très active profite de la sous-administration endémique du bled pour instaurer, par le racket et l’assassinat, un climat insurrectionnel généralisé. La gravité de la situation contraint le gouvernement à faire appel à l’Armée et le gouverneur général Soustelle obtient, pour étoffer le maillage administratif, que soit mis sur pied un service des Affaires algériennes inspiré du service des Affaires indigènes du Maroc. Les officiers de ce nouveau service, qui portent le traditionnel képi bleu à croissant d’or de leurs ” Anciens “, prennent en charge de nouvelles circonscriptions : les Sections Administratives Spécialisées (SAS) créées par fractionnement des communes mixtes. Leur mission immédiate consiste à rétablir le contact avec la population, en liaison étroite avec l’Armée, et à réactiver l’Administration sous toutes ses formes. Aux yeux du capitaine Oudinot, ” l’officier SAS ” ainsi défini est le maillon qui manquait entre les domaines civil et militaire, confrontés à une situation de non-droit. Une fois de plus, il se porte ” volontaire “. En mai 1956, il est nommé chef de la SAS de Beni-Douala, en Grande Kabylie.

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