La Collection Motais De Narbonne : Tableaux Français Et Italiens Des Xviie Et Xviiie Siècles par Stéphane Loire

La collection Motais de Narbonne
par Stéphane Loire

Depuis deux siècles, les collections du musée du Louvre n’ont cessé de s’enrichir grâce à celles de généreux donateurs. Amateurs parisiens familiers du musée, Héléna et Guy Motais de Narbonne ont constitué avec passion depuis le début des années 1980 une collection remarquablement cohérente de peinture française et italienne des XVIIe et XVIIIe siècles. Cet ouvrage la révèle au public à travers quarante-quatre tableaux aux sujets pour la plupart religieux ou mythologiques, que l’on doit à des artistes tels que Sébastien Bourdon, Charles Le Brun, Jean Tassel, François Boucher, Pierre Subleyras ou Joseph-Marie Vien, mais aussi Donato Creti, Luca Giordano, Le Guerchin ou Mattia Preti. Ceux de Claude Déruet et Domenico Maria Viani viennent désormais enrichir le fonds de peinture ancienne du musée du Louvre.

Livres de France
par

Includes, 1982-1995: Les Livres du mois, also published separately.

Le Livre d’heures de François Ier
par Philippe Malgouyres, Musée du Louvre (Paris). Département des objets d’art

La 4e de couverture indique : “L’arrivée au musée du Louvre d’un objet ayant appartenu aux collections royales est toujours un événement singulier, une sorte de retour, puisque le musée fut constitué à la Révolution à partir des trésors de la Couronne. Elle est ici particulièrement émouvante, car il ne s’agit pas de l’une de ces peintures ou sculptures collectionnées par les souverains pour être admirées, mais d’un objet précieux et intime, dont la préservation tient du miracle. Acquis par François Ier, passé en Angleterre pendant plus de trois siècles, le livre d’heures retrouve au musée les très rares œuvres des collections des Valois qui nous soient parvenues et permet de faire revivre un peu de la splendeur de cette période faste. Cet extraordinaire objet est passé entre les mains des plus grands collectionneurs. Philippe Malgouyres nous conte les pérégrinations au terme desquelles le livre revint à Paris, et nous invite à nous pencher sur ce joyau unique afin de comprendre comment il fut conçu et de découvrir qui le reçut des mains de François Ier.”

Botticelli, Bellini, Guardi–
par

Le Musée des Beaux-Arts de Caen présente du 27 mars au 19 septembre 2010, les collections d’art italien de l’Accademia Carrara de Bergame. Cette prestigieuse institution lombarde a été fondée en 1796 par le comte Giacomo Carrara, collectionneur, mécène et fin connaisseur de peinture. Son impressionnant patrimoine, qui comprend plus de mille huit cents œuvres, fut enrichi successivement par plusieurs collectionneurs illustres, tels le comte Gulglielmo Lochis ou le grand historien de l’art et connaisseur Giovanni Morelli. L’Accademia se trouve actuellement fermée pour travaux et le musée de Caen saisit cette occasion pour effectuer un choix dans ses prestigieuses collections qui ont très rarement quitté leur lieu d’origine. Réunissant plus de 80 tableaux, de la Renaissance au XVIIIe siècle, l’exposition fait la part belle aux artistes issus des écoles vénitienne, florentine et bergamasque. La collection Morelli C’est l’une des collections majeures de l’Accademia Carrara, elle illustre le goût d’un amateur éclairé du XIXo siècle. Giovanni Morelli critique d’art italien (Vérone 1816- Milan 1891), mit au point une méthode que l’on nomme depuis “morellienne”, par laquelle il devrait être possible, en étudiant les détails morphologiques des personnages d’un tableau, d’en reconnaître avec certitude l’auteur. Il est évident que la méthode “morellienne” relève du déterminisme de l’esthétique positiviste et qu’elle dut une partie de son grand succès à la vogue de la science expérimentale entre 1850 et 1880. Ses écrits sont présentés sous la forme d’une revue des attributions courantes de quelques pinacothèques italiennes et allemandes, et ils portent essentiellement sur la peinture italienne. Morelli légua à l’Accademia Carrara de Bergame sa collection de peintures, comprenant une centaine d’oeuvres. A côté de tableaux lombards et d’un groupe de peintures flamandes et néerlandaises, cette collection était surtout remarquable par ses panneaux du quattrocento : Portrait de Lionello d’Este par Pisanello, oeuvres importantes de Lorenzo Monaco, Pesellino, Botticelli (Histoire de Virginie), Neroccio dei Landi, Signorelli, Costa, Matteo di Giovanni, Botticelli.

Jacques Stella, 1596-1657
par Jacques Thuillier

Jacques Stella peut-il passer pour un peintre oublié ? Tout jeune encore, ce Lyonnais avait été pensionné par le grand duc de Florence. Il avait ensuite, vers 1623-1625, acquis une large renommée à Rome et s’était vu inviter à la cour d’Espagne ; mais Richelieu avait pris soin de le retenir à 1a cour de France, Louis XIII l’avait logé au Louvre même et Anne d’Autriche avait fait de lui un chevalier de Saint Michel. La raison même de ce livre est de constituer enfin, en plus de 270 œuvres reproduites, la première monographie jamais consacrée au peintre.

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